Que de chemin, …pour rien
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Descendant et remontant les pentes,
empruntant les routes qui serpentent,
il (elle)va cartable sur le dos ou en main
vers l’avenir, tracer son chemin ;
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De savoir et de connaissances avide,
il (elle) brave grands froids et chaleurs torrides,
encouragé (e) par ses parents «illettrés»
et tous les proches et alliés de la contrée ;
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fiers de ses résultats et de ses réussites,
dans toutes leurs discussions, ils le (la) citent,
les uns le (la) voyant pilote ou docteur,
d’autres, cadre dirigeant, ministre ou ambassadeur ;
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Noble rêve que celui de voir son enfant,
jouer un rôle dans le développement
de son pays au bord de la faillite,
miné par ses rentiers et les crises qu’ils agitent ;
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Au fur et à mesure que les ambitions grandissent,
l’amour du pays vers la cupidité glisse,
et c’est le dérapage inéluctable et incontrôlé
qui augmente les «chances», de l’Algérie à s’écrouler ;
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Oubliant toutes les misères vécues,
quand on est parvenu,
on efface de sa mémoire,
toutes les redevances et les devoirs ;
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Victime du syndrome « Algérien »
qui fait que l’on ne retienne de tout que la fin,
causant des dommages irréparables ;
dans les cerveaux et les terres arables ;
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Signes de notoriété et de puissance,
l’accessibilité aux droits de nuisance
dont jouissent les gens des sommets,
opportunistes ou bien nommés ;
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Ce seront bien les, b..., ben… et bou…
qui viendraient à bout,
des volontés tenaces et des honnêtes,
par leur dilapidations et emplettes ;
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Que les intègres parmi eux m’excusent,
pour ces « attributs » qu’ils récusent
à juste titre et en toute logique,
eux les défenseurs de la république ;
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Jaloux de leur pays et ses richesses non comptées,
ils oeuvrent pour son bien être et sa santé,
ligotés qu’ils sont par un système,
qui génère des intérêts par des problèmes ;
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Etouffant les masses par leur multitude
ils ébranlent les «hommes» et leurs certitudes
quand aux plus vertueux et les téméraires,
on les casse ou les éliminent, comme en guerres ;
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Les velléités des mesquins au pouvoir,
vont jusqu’à se fixer des quotes-parts,
dans les programmes de logements « sociaux »
et même les coopératives financées par les «sots» ;
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Sur tout faisant main mise,
leurs appétits voraces s’aiguisent,
ne laissant même pas les miettes
aux pauvres badauds qui les guettent ;
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Ils n’ont pour seule et unique idole,
que le siège ou le strapontin auquel il collent,
comme des sangsues vampires notoires
qui sucent le sang à défaut de le boire ;
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Parce que fines bouches voyez-vous,
ils ne parlent que du ventre jusqu’en dessous,
l’essentiel pour eux à cela se résume,
ils se veulent plutôt marteau qu’enclume ;
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Mais entre loups on ne se mange pas,
on s’entend sur le partage de la proie,
le simple citoyen, en l’occurrence
piégé par sa probité et sa conscience ;
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Quelle incompréhension, quelle détresse,
dans les regards de notre jeunesse,
ne cherchant et ne trouvant sur quoi se poser
que les désastres et les horreurs, par ces aînés causés ;
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Quelle cruauté, mon Dieu
chez ces personnes sorties des creux,
d’antan, de leur ventre vide
aujourd’hui pernicieuses tellement cupides !
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Amnésie volontaire ou stratagème de camouflages,
faire abstraction de son passé et faire ombrage,
aux élites de ce pays qui feraient sa crème,
c’est se renier fondamentalement soi-même ;
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Il n’y a donc pas matière à se réjouir,
quand la majorité du peuple ne pense qu’à fuir,
vers d’autres cieux plus sereins et cléments,
où dans l'au delà carrément.

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